VOYAGE EN ALLEMAGNE (2)
Me voila donc en route pour remplir ma voiture de tableaux, de l’autre coté du Rhin. Je suis parti assez tôt de Rennes, et mon premier rendez vous est pour le lendemain midi, du coté de Landau, dans la Sarre.
C’est là qu’est installé Arno, un vendeur avec qui je fais affaire depuis plus d’un an. Il est spécialisé dans les tableaux en provenance des pays scandinaves, une production qui s’étale en général des années 1930 aux années 1960. Il m’a déjà expliqué par mail qu’il passe une partie du mois à courir les salles des ventes du Danemark, mais il a aussi mis en place un système complexe de rabatteurs. Il ramène deux fois par mois une ou deux centaines de toiles dans son break Volvo.
Sur le nombre il y a ces expressionnistes danois peu cotés mais très beaux et un peu désespérés. Perdue au milieu de cette profusion aux couleurs fausses, une scène de port breton de temps à autres. En peinture, la Bretagne est partout, au même titre que Montmartre ou Venise.
J’ai fait le plein de Coca Light au départ de Rennes, et je ne m’arrête que pour prendre de l’essence et capturer un sandwich ou deux. J’arrive à Landau à la tombée de la nuit et trouve un petit hôtel tenu par une famille italienne dans la rue principale. Une fois installé, vers 22 heures, je me dirige à pied vers la gare où semble survivre l’activité nocturne.
J’entre dans un bar quasi vide, au décor vaguement irlandais, commande une pinte de bière locale et m’installe au comptoir, je suis apparemment le seul client et la serveuse a envie de parler. L’anglais fera l’affaire, d’autant que nous échangeons des banalités. Du bruit vient d’une salle en retrait, elle m’explique que c’est la salle de jeux. Je me pointe ma bière à la main et tombe sur une bande de motards, accompagnés d’une fille, ils jouent aux fléchettes. L’ambiance est bonne. Je salue et on me répond poliment. J’ai envie de sympathiser, mais ils sont concentrés sur leur jeu.
Je retourne au bar et je suis rejoint par un des joueurs. Il a la quarantaine, il commande et me demande ce que je viens faire dans ce bled ?
- Je suis marchand de tableaux.
Il me jauge, n’a pas l’air de me croire. Il m’explique qu’il est anglais, sa copine est de Landau. On parle musique, on parle des Stranglers qu’il connaît par cœur. Je luis explique qu’avec mon groupe, il y a longtemps, on a fait une émission de télé avec son groupe préféré.
Il n’a pas l’air de me croire non plus, embarque les boissons vers la salle de jeu. Je continue à boire de mon côté, après tout, je ne conduis pas.
La serveuse est vraiment sympathique, on badine. Les bikers m’intriguent. Je retourne vers la salle, j’aimerais leur faire comprendre que je ne suis pas mauvais aux fléchettes…
Quand je me repointe, l’anglais glisse aux autres gars que j’ai l’air d’une sorte de flic, en tous les cas pas d’un marchand de tableaux.
Retour au bar. Si on me prend pour un flic, autant picoler avec la serveuse.
Plus tard, quand les motards locaux s’apprêtent à sortir, je leur propose une tournée de bière, et là, ils se montrent bien élevés :
-Merci mais désolé mon pote, on conduit, plus d’alcool…
Cela me fait marrer. Même avec leurs tronches de Hell’s Angel, ils ne badinent pas avec l’alcool au guidon. Ils ont bien raison.
J’ai fait la fermeture et suis rentré assez joyeux dans mon petit hôtel glauque.
Le lendemain, je débarque chez Arno à peu près à l’heure. Je ne le voyais pas du tout comme cela, il est grand et massif, je l’imaginais binoclard et chétif. Comme quoi, pour les marchands de tableaux, il n’y a pas de norme.
Son entrepôt regorge de belles choses, j’y traine deux bonnes heures et fait mon choix. Une trentaine de toiles danoises et suédoises de la première moitié du XXeme. Certains peintres sont dans mon Akoun, je suis assez content. Arno me fait un prix final satisfaisant, il sait que je ne passerai payer que lors de mon retour vers la France et me mets les tableaux de coté. On se rend ensuite dans sa maison où il me présente sa femme, et les tableaux qu’il garde pour lui. De très belles choses. Il ajoute que si j’insistais, certains seraient quand même à vendre, mais aucun n’est en-dessous de trois mille euros. Cela n’a rien à voir avec l’entrepôt… Cela veut dire des tableaux qu’on ne peut pas revendre de toutes les manières, sinon à perte, parce que ces peintres ne sont pas assez connus en France. Et surtout les Français s’intéresseraient peu à ces vues transfigurées des ports de Copenhague, à ces femmes prises de dos, devant des fenêtres rouges et borgnes.
Il est en effet toujours plus facile de vendre une vue du port de Douarnenez en Bretagne, une vue du port de Copenhague au Danemark. Les acheteurs ont besoin de traçabilité, comme pour la viande. Moi, je me sens profondément Européen… Tout me va si la lumière est bonne, si la toile contient sa part de mystère. Même les orientalistes…
Je promets à Arno de repasser deux jours plus tard et mets le cap sur Francfort. C’est lors de ce court voyage que je comprends pour la première fois de ma vie à quoi sert un GPS… J’ai bien une carte d’Allemagne détaillée avec moi maintenant, mais ce pays est par moments un enchevêtrement d’autoroutes, dont la destination n’est souvent qu’un numéro, ou l’indication d’une ville de moyenne importance. Il est impossible de savoir clairement quelle route mène à Francfort en se basant sur ces indications chiffrées et leur correspondance hasardeuse et minuscule sur la carte, il m’aurait fallu une assistante…
Il y a aussi ces grands kreuzweg (comme dans l’intro de Conradt Veidt…) qui sont annoncés et semblent relever de la plus haute importance stratégique, mais comme on ne sait pas ce qui va se croiser là, on n’est pas plus avancé…
Après avoir pas mal tâtonné je finis par aborder un axe de belle largeur qui décline diverses entrées possibles vers la capitale économique de l’Allemagne. Puis je passe sous des avions décollant à pleins pots, d’un des plus grands aéroports européens. Tout autour c’est encore la campagne, mais après avoir pris à l’instinct la bonne bretelle, j’aperçois au loin la ville promise. Écrasée sous le soleil, elle pointe fièrement dans l’azur ses quelques buildings ultramodernes, le long d’un fleuve immobile.
C’est au moment ou cette vision de mini Manhattan se précise que le lecteur CD balance « flying on 747 »; le titre qui clôture la compil de Kid Loco. J’ai écouté le disque en boucle depuis mon départ, mais c’est la première fois que le morceau me capture à ce point.
J’ai un vrai flash, la ville surgie de nulle part, la musique, la petite gueule de bois qui s’évapore, tout se mêle dans un moment parfait qui dure quelques longues secondes. Pas aussi fort qu’un satori, mais presque…
Je sens que ce petit voyage éclair va me plaire.
Après avoir sillonné les axes principaux de la ville, je m’arrête devant un premier hôtel qui s’avère être trop cher. Alors je me mets en pilote automatique et finis par m’éloigner du centre. Je n’ai aucun guide, parce que je n’aime pas ça, pas de carte de Francfort sinon celle rapportée genre confetti au verso de ma carte d’Allemagne.
La voiture se fraye un chemin dans une banlieue cossue, jusqu’à ce qu’appariasse un panneau Hôtel à l’entrée d’une avenue à l’allure résidentielle. L’hôtel en question est en fait une ancienne maison de maître transformée. Je me gare, sonne, et une magnifique jeune fille blonde m’ouvre la porte.
Oui, il reste des chambres, mais sous les toits.
Cela me va parfaitement, d’autant que c’est très abordable. Dans ma mansarde propre et bien éclairée, je me repose un peu, puis prends une douche. J’adore arriver seul dans des villes que je ne connais pas. J’adore être bien accueilli.
Le soir je prends le tramway qui retourne au centre, puis dîne dans un restaurant italien correct, aux prix très abordables encore une fois. Je vais d’ailleurs réaliser lors de ce petit périple que les prix en Allemagne sont d’une manière générale vraiment moins élevés qu’en France. Cela vaut donc aussi pour les tableaux, en tous les cas, dans la catégorie d’œuvres qui m’intéressent, c’est-à-dire ces choses qu’on est prêt à accrocher chez soi mais qui le seront rarement dans un musée, même de province.
Maintenant je cherche un bar, vieux réflexe professionnel. J’entre dans deux ou trois lieux, type auberge, mais rien ne me plaît. C’est au moment ou je suis prêt à changer de quartier que le salut s’annonce. De l’autre coté de la rue brille le mot PEARL en lettres bleues, au-dessus d’un établissement aux allures new-yorkaises. Cet endroit est pour moi. Sauf que l’entrée s’articule autour d’un sas, équipée d’un interphone et d’une caméra. Je recule et jette un œil par les vitres aux dimensions réduites. A l’intérieur, une foule compacte est assise et regarde la télé, religieusement. Je dénombre quelques jolies filles dans l’assemblée et je me demande ce qu’elles peuvent regarder avec autant de recueillement.
Je sonne, la porte s’ouvre. Elle est lourde, je la pousse doucement. Je suis accueilli par des dizaines de SSSSSHHHHH, parce que je passe devant l’écran religieusement maté.
J’arrive au bar et je sens que quelque chose est différent ici. Mais je ne sais pas encore quoi. Une serveuse black assez forte et souriante me demande ce que je veux. Le temps que je réfléchisse, je réalise que son sourire persiste curieusement. Aurais-je quelque chose dans l’œil ? Sur les cheveux ?
Je dis :
- Jack Daniel, pressé de la voir se mettre au travail afin d’analyser la situation.
Regard circulaire :
Donnerwetter !
Il n’y a que des filles ici ! De toutes races, de 17 à 55 ans, de toutes conditions sociales. Je suis dans un bar de lesbiennes, et la série qui passe à la télé me le confirme. Il s’agit de L world, enfin on me l’expliquera plus tard, mais les images sont sans équivoque.
-We don’t have no Jack Daniels! s’excuse la serveuse, et l’autre barmaid, une petite blonde, a l’air désolée également.
Je commande une bière, toujours sous le regard bienveillant de la serveuse de couleur.
Alors qu’elle me sert, je commence à me demander ce que je fais là. Mais l’idée me plait, c’est certain. C’est juste que je ne vois pas pourquoi elles m’ont laissé entrer. D’ailleurs, dans la minute qui suit, trois touristes italiens qui dînaient au même restaurant que moi, après avoir maté par la fenêtre, se font refuser l’entrée.
Mince, je suis flatté. Mais la série se termine. Des filles viennent s’installer au bar près de moi, s’embrassent. Je n’ai aucune idée lubrique derrière la tête, je ne me sens pas voyeur non plus. Je suis vraiment flatté d’être là, parce que pendant toute l’heure et demie que je vais passer là, aucun autre garçon ne rentrera. Je suis heureux d’être bien accueilli à nouveau tout simplement. Pourtant, je me souviens qu’après avoir collaboré à une certaine époque avec une artiste lesbienne à Paris, j’ai la plupart du temps été refusé dans les endroits où elle m’invitait à la suivre.
Je me dis qu’avec mes quatre vingt quinze kilos et mon crane rasé, on a pu aussi me prendre pour une camionneuse. C’est une possibilité…
La serveuse est originaire de Cuba, on parle de tout un tas de choses, de tableaux, de l’Allemagne, mais jamais de la spécificité de l’endroit. Derrière moi, un escalier exigu descend vers ce qu’elle m’explique être un petit dancing qui ouvrira plus tard. Elle me dit que je pourrai y avoir accès si je veux. Formidable !
Bientôt la serveuse blonde, qui s’était éclipsée, revient avec du ravitaillement, des cigarettes mais surtout une bouteille de Jack Daniel qu’elle brandit fièrement. Elle a pensé à moi. J’enfile donc un Jack Daniel à suivre. Et je bénis dieu, qui n’existe pas, pour ces moments totalement décalés que l’on peut vivre parfois lorsque l’on est tout à fait pur et innocent comme moi…
Je bénis dieu pour toute cette gentillesse qui m’a été exprimée pendant cette première journée de ce coté du Rhin. Tout cela me fait penser à ces livres de Thomas Mann, comme Tonio Kruger par exemple, ou à Herman Hesse, à ces récits de voyage dans notre vieille Europe, où tout s’ouvre pour les gens curieux et respectueux des lieux qu’ils visitent. Ce soir là, en quittant le bar lesbien, un peu éméché, après avoir embrassé sur la joue la serveuse cubaine, une personne vraiment adorable, je me sens citoyen d’honneur d’Europe… Et du monde libre…
Le lendemain matin, dans la pension élégante, je suis tôt au petit déjeuner parce que j’ai rendez vous avant midi à une centaine de kilomètres au nord, dans un village que je ne suis sans doute pas près de trouver. Plusieurs VRP sont déjà là et les assiettes de saucisse et autres solides produits des fermes de la région commencent à arriver. C’est alors que la maîtresse de maison, que je n’ai pas encore aperçue, arrive pour saluer ses hôtes.
C’est une femme de soixante dix ans environ, élégante comme sa pension. Elle entame un petit speech, mais mon allemand est trop sommaire pour que je capte vraiment. Les sept ou huit hommes qui sont là, dont je fais partie, n’osent pas commencer à manger. Ils attendent que la femme ait fini de deviser, opinent du bonnet lorsqu’elle dit juste. Et puis, après cinq bonnes minutes d’analyses de la situation du monde, du pays, de la ville, elle finit par nous souhaiter doucement : Guten apetit !
Alors, seulement, les hommes que nous sommes commencent à manger.
Je mets plus tard le cap sur la campagne en me félicitant qu’en Europe le respect des femmes soit entré dans notre culture, même tardivement, même imparfaitement. En tous les cas, il y a des valeurs reconnues sur notre vieux continent que nous devons apprendre à chérir et protéger.
Je mets bien sûr un temps fou à localiser le village dans lequel j’ai rendez-vous. La raison principale est que les allemands ont regroupé leur communes, et ici trois villages n’en font plus qu’un, mais la carte que j’ai ne tient pas compte de ce logique regroupement.
Mais je finis par arriver, un peu trop tôt finalement, et je vais d’abord repérer la maison de celui qui est un des trois plus gros vendeurs de tableaux sur ebay Allemagne. Je trouve curieux qu’un tel homme habite ce lotissement verdoyant dans un bled qui ne doit pas faire plus de deux mille habitants.
Je prends un en-cas au snack local, un endroit genre chalet ou tout donne dans le bio, y compris la bière. A une table voisine, le club du troisième age local est réuni dans une chouette ambiance. Je ne me vois pas pour autant rester vieillir ici.
J’arrive chez Norbert à l’heure convenue. Il me présente sa femme qui parle français, et lui aussi d’ailleurs. Ils ont vécu en Haïti pendant quelques années, ils y travaillaient pour une mission humanitaire. La maison est chichement meublée et cela ne colle toujours pas avec les magnifiques tableaux exposés sur ebay. Aux murs, il n’y a que de la peinture haïtienne. Je souris en regardant les tableaux naïfs. Norbert comprend ma surprise, je n’ai rien contre la peinture haïtienne, qui peut avoir une certaine côte, mais ce n’est pas ce que je suis venu chercher…
-Je n’aime que cette peinture, précise-t-il. A cause des souvenirs que j’ai laissés là-bas.
-C’est joli.
Il insiste :
-Tout ce qui est dans les sous sols n’a qu’un intérêt commercial pour moi.
Sur ce, nous descendons. Et là, je me pince. Le sous sol est immense, il y a des tableaux dans toutes les pièces, et deux personnes travaillent à demeure. Dont un préposé à la confection des paquets. L’art du paquet est une discipline centrale pour les vendeurs sur ebay, pour les tableaux particulièrement. Une partie de ma cave est d’ailleurs dédiée à ce sport à l’époque.
Norbert me laisse visiter seul, il me demande d’évaluer ce qui m’intéresse. Mais en fait c’est un bric-à-brac terrible, dont le teneur générale est loin du standing de sa boutique sur ebay. Quant il est normalement question de peinture XIXeme siècle sur le net, de portraits chiadés de nobles de toute l’Europe, on a dans cet entrepôt un méli-mélo de styles divers, dont une grande partie au moins est probablement revendue dans des salles des ventes locales. Par lots.
Il y aussi des pièces magnifiques, plus anciennes que les autres. Mais quand je demande le prix, c’est inabordable. Norbert me fait ensuite venir dans son bureau et je repère immédiatement une côte bretonne au mur. Je lui dis :
-Ça c’est chez moi !
Il se marre.
-Comment vous pouvez savoir ?
-La nature des rochers peut-être. Je peux la retourner ?
Il m’y invite. Il est écrit « côte sauvage » en Français, puis une date. Pour moi ça ne fait aucun doute, c’est la Bretagne sud. Une bonne petite toile qu’il me cède pour une bouchée de pain.
Mais il n’y a pas grand-chose d’autre qui m’intéresse. Nous discutons et je lui demande comment il se procure toutes les merveilles qu’il expose sur ebay et qui partent toujours à de très bons prix.
Il m’explique qu’il fait toutes les salles des ventes de l’Allemagne, partant parfois pour quelques jours, et qu’il y a d’excellentes affaires à faire. Puis il commence à me montrer les catalogues des endroits qu’il visite, des salles qu’il fréquente. En fait, il est prêt à partager tout son plan d’attaque. Peut-être parce qu’il sait que je ne vais pas venir vivre ici, mais je trouve ça assez sympa de sa part.
Je fais semblant de retourner vers le stock mais je sais que je ne prendrais pas plus de quelques pièces, tout ce qui est beau est cher, autant que si je posais des enchères dans sa boutique ebay. Ce sera une maigre prise. Pendant que je fais un dernier tour dans le dédale, je remarque un homme d’une cinquantaine d’années qui m’observe du coin de l’œil. Il vient d’arriver, et me suit d’une pièce à l’autre. Je finis par le saluer, il se présente timidement :
-Je m’appelle Klaus, dit-il. Monsieur Norbert m’a dit que vous veniez de France pour acheter des tableaux, et moi je ne vends pas sur ebay, mais j’ai beaucoup de choses qui pourraient vous intéresser.
-C’est loin ?
-Non, vous pouvez me suivre en voiture.
Je suis d’accord et avant de nous mettre en route, je conclus pour une poignée de toiles avec Norbert. Puis on a le droit tous à une petite pâtisserie à l’étage.
Ensuite Klaus m’aide à charger et me montre sa voiture, une vieille Golf usée.
-Vous allez me suivre ?
-Bien sûr, mais n’allez pas trop vite !

Je ne sais pas si bien dire. Klaus avance à trente à l’heure, et nous roulons bientôt depuis près d’une demi-heure dans une campagne verdoyante, surveillés par des éoliennes souvent arrêtées. Je repense à «au fil du temps », le premier Wenders que j’ai vu quand j’étais étudiant. Klaus à l’air tout droit échappé de ces films… J’écoute le Kid Loco en boucle.
A suivre.
28 juin 2009 à 22:48
Content de te retrouver sur ton blog et impatient de connaitre la suite….